Vous êtes ici > Accueil / L'esprit du Sénégal Oriental / Ses richesses culturelles et historiques / Les villes de Tambacounda et Kédougou...
Gérer mon compte,  Me désinscrire

Les villes de Tambacounda et Kédougou


Les villes de Tambacounda et Kédougou

TAMBACOUNDA

Tambacounda
, plus grande ville du Sénégal oriental, compte près de 80 000 habitants. Haute en couleurs, elle est aussi le point de départ des excursions dans le reste de la zone orientale.

Plus de 14 ethnies s’y sont regroupées, puisqu’elle fait office de carrefour et de ville « capitale » de la zone. Les ethnies Peul et Mandingue y sont majoritaires, mais des Bambaras originaires du Mali ou encore des Mankagnes de Casamance y vivent.

Histoire

Tambacounda a un passé récent, le passage de l’explorateur Mungo Park a été signalé à la fin du XVIIIe siècle. Le nom de la ville proviendrait du nom «Tamba Waly » qui était le chef de village de Tamba Socé et du suffixe « Counda » qui signifie en Bambara chez quelqu’un. Selon la tradition orale, Tambacounda serait une propriété de Tamba Socé. Les Socé habitant le village auraient donné le site actuel à des hôtes peulh comme terre de culture.

D’après certains écrits l’ancien emplacement se situait à environ 5km au sud du site actuel du village de Tamba Socé. Certains anciens font d’ ailleurs observer que Tambacounda s’appelle en réalité Wassulucounda, du nom des premiers habitants peulh Wassulu. Son premier chef de village fut, vers les années 1900, le nommé Moriba DIAKHITE, dioula vendeur de tabac et de cola originaire du Wassulu, dans l’actuelle république du Mali. Il a été remplacé à sa mort en 1925 par Batou DIARRA ressortissant lui aussi du Mali.

C’est à la suite de la construction du chemin de fer Dakar –Bamako et de la création du camp des cheminots que son développement va se faire autour de la gare qui a été inaugurée le 17 février 1915. Grâce au chemin de fer, ce village grandit tellement vite qu’il fut choisi comme chef lieu du Niani-wouli en 1920.

Tambacounda fut érigé en commune le 01 décembre 1952 par arrêté n° 7562. En 1960 il devient le chef lieu de la Région du Sénégal Oriental, aujourd’hui région de Tambacounda. Elle est desservie par les voies bitumées et ferrées Dakar Bamako et demeure un important carrefour international lorsqu’on se rend à l’ouest vers l’est (Kaolack-Kidira-Kayes au Mali) ou lorsqu’on quitte le nord pour le sud (Kolda-Kédougou et les Républiques de Gambie, Guinée Bissau et Guinée Conakry).

Elle servait aussi dans le cadre de l’économie de traite, de centre de collecte des produits de l’intérieur de la Région et de point d’évacuation vers d’autre destination du pays.Tambacounda est implantée dans une dépression d’une vingtaine de mètres, taillée dans le plateau latéritique par le marigot Mamacounda et ses affluents qui structurent la ville.

Tambacounda a toujours entretenu des relations doubles avec la campagne. Ces relations sont liées d’une part à son rôle de centre d’approvisionnement en produits manufacturiers et à celui de collecte de produits locaux et d’accueil de nouveaux migrants d’autre part.

De par sa position, la ville constitue un point de rencontre entre deux Régions économiques différentes et complémentaires : les zones Nord et Sud d’élevage et de foresterie qui entourent le centre dominé par la polyculture pluviale. Le dynamisme économique de la ville est aussi à rechercher dans le cadre des marchés où s’effectuent les échanges commerciaux. En effet la ville compte plus de cinq marchés où s’effectuent les échanges commerciaux mais d’entre eux sont les plus polarisants comme le grand marché quotidien du quartier Liberté et le centre commercial de Dépôt.


KEDOUGOU

Kédougou est une petite ville reflétant davantage l’image d’un grand village. Elle compte environ 17 000 habitants dont la majorité vient de Guinée-Conakry.

Point de départ des excursions en pays Bassari ou Bédik, ou pour se rendre dans le parc du Niokolo Koba, Kédougou mérite de s’y arrêter.

La région de Kédougou

Les ethnies majoritaires de la région de Kédougou sont les éthnies Pulaar (41%) et Mandingue (34,2%). Les ethnies Bambara, Sarakholé, Wolof , Serere ainsi que d'autres ethnies vivent dans ce département.

Cette zone a un relief marqué par les reliques des montagnes du Fouta Djallon qui culminent entre 250 et 450 m. Le relief est entrecoupé par des plateaux, des vallées qui constituent les principales zones agricoles.

La région comporte de nombreux massifs naturels constitués de forêts galeries, de steppes arborées et des savanes arborées. La superficie des zones d’intérêt cynégétique (ZIC) est de 1.075.322 ha. La partie du parc national de Niokolo-Koba située dans le Département est estimée à 399.000 ha soit un taux de classement de 23,6% contre 31,6% à l’échelle régionale.


thé


L\'agenda culturel L\'agenda culturel
Accès rapide >> actualités  faq  lexique